Françafrique

Publié le par BADREDDINE IMAD

         

                                                                                        

 

                                                                  

 

 LE MALI DANS LE COLLIMATEUR DE LA FRANCE ET COMPAORE !

 Le président malien ne le sait peut-être pas, mais son pays est le prochain que la Françafrique et le chef d’Etat du Burkina Faso vont déstabiliser. La raison ? Le pays d’Amadou Toumani Touré va non seulement rentrer en production pétrolière, mais a choisi, comme partenaire, une firme américaine….
Bobo-dioulasso, capitale économique du Burkina. Début octobre 2005. Bien visible à la “une” de “l’Express du Faso”, l’unique quotidien de la ville, l’information est sur toutes les lèvres : le Mali vient de signer une convention de partage de production de pétrole avec une société de droit malien, filiale d’une firme américaine… Parce que, c’est maintenant une certitude, toute la partie désertique du pays qui le sépare de la Mauritanie est un grand gisement d’Or noir !
Bonne nouvelle ? Pour les maliens peut-être. Parce qu’au pays de Blaise Compaoré, le Président du Faso, l’information ouvre plutôt d’autres pistes. Des perspectives peu reluisantes pour le président malien qui s’est acoquiné avec son homologue burkinabé dans un soutien, jamais démenti, à la rébellion en Côte d’Ivoire.
Dans les cercles informés la lecture qui est faite de l’événement donne, en effet, froid dans le dos.
“Je comprends maintenant pourquoi il y a plein d’anciens chefs de la rébellion touarègue ici. Ce n’est pas bon pour les Maliens. Compaoré va les utiliser pour déclencher à nouveau une rébellion là-bas. D’ici peu, les touarègues vont encore se soulever pour revendiquer leur autonomie. Parce que le désert où on a trouvé le pétrole, c’est leur territoire. Il n’y a rien à faire. Il va encore aller foutre le bordel là-bas avec la complicité de la France qui n’a pas eu le contrat du pétrole”, affirme, convaincus, d’ores et déjà, des burkinabé qui ont le mérite de bien connaître leur président.
Ouagadougou, capitale politique du Burkina Faso, deux jours plus tard. Au curieux qui veut se faire une religion quant à l’information en question, le spectacle qu’offre le hall d’un grand hôtel de la ville, passe de commentaires : à côté des quelques clients à la peau noire, le réceptif grouille de touarègues ! S’entretenant à voix basse dans les petits salons de l’hôtel… Que font-ils là ? Réponse d’un employé de l’hôtel : “Je ne sais pas. Ce qui est sûr, il y a longtemps qu’ils sont là. Les premiers sont arrivés courant fin août… Toutes leurs factures sont envoyées à la Présidence du Faso…”.
Ajoutez à cela le désamour entre l’Etat malien et le groupe Bouygues et vous comprendrez…

                                                                                        
 
 

Publié dans Politique

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