DESTABILISATION DU LIBAN

Publié le par Mouna Naïm

Liban - M. Chirac accusé de travailler à la chute du président Lahoud
Emile Lahoud à Beyrouth, le 11 février 2006.
La synchronisation des accusations prête à sourire, mais elle n'incommode visiblement pas ses auteurs : une source, présentée comme "proche de la présidence" libanaise et le quotidien syrien Techrine, organe du gouvernement, ont accusé, respectivement samedi 18 et dimanche 19 février, le président français Jacques Chirac et les Etats-Unis de piloter la campagne que vient de lancer la majorité parlementaire et gouvernementale libanaise pour obtenir la démission ou la déposition du président libanais Emile Lahoud.
M. Lahoud est considéré par cette majorité, qui le boycotte depuis des mois, comme la tête de l'ancien "régime sécuritaire" syro-libanais qui avait mis le pays en coupe réglée jusqu'au retrait forcé des forces syriennes du Liban, en avril 2005. Les Etats-Unis et la France sont les coauteurs de la résolution 1559 adoptée en septembre 2004 par le Conseil de sécurité de l'ONU et qui demande, entre autres, une élection présidentielle libre au Liban, loin de toute ingérence. M. Lahoud a été reconduit pour deux ans dans ses fonctions le même mois grâce à un "bricolage" constitutionnel imposé par la Syrie.
La "source proche de la présidence" libanaise a accusé M. Chirac de s'ingérer "personnellement" dans les affaires intérieures libanaises, en "patronnant" un groupe de coordination avec "les forces du 14 mars [la majorité libanaise actuelle]" pour la campagne visant la chute de M. Lahoud.
La même "source" attribue au "plan français", en coordination avec "une équipe au sein de l'administration américaine qui suit les instructions du président français (...) et appuie son projet", les idées brassées par la majorité actuelle pour le cas où la chute du président ne pourrait être obtenue par les voies constitutionnelles ou juridiques, mais par des mouvements de protestation populaires. Dimanche, Techrine affirmait à son tour que les Etats-Unis ont mis sur pied une cellule de crise pour gérer les attaques contre M. Lahoud et "la résistance" libanaise, c'est-à-dire le Hezbollah, en coordination avec "les forces du 14 mars".

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voyance gratuite mail 19/07/2016 16:03

Super! bon et sublime!!!

naim kassem 08/10/2006 17:32

je crois que tout pays ne doit s;ingerer dans les affaires interieures d;un autre pays.....notre cher liban, est un pays souverain et independant.   le liban est pays millenaire...et une grande histoire culturelle, et une grande civilisation....notre peuple est reconnu partout dans le monde.......donc a mon avis ni les americains.....ni les francais....ni aucune puissance  dans le monde , ne doit s;ingerer dans les affaires interieure de notre cher pays