LE FPI EXIGE LE DESARMEMENT
| LE DÉSARMEMENT DANS TROIS MOIS |
| LE FPI RETOURNE AU GOUVERNEMENT ET EXIGE |
| La gestion de la crise ivoirienne s’est toujours caractérisée par des hésitations, des atermoiements et une attitude incohérente de la communauté internationale. |
La gestion de la crise ivoirienne s’est toujours caractérisée par des hésitations, des atermoiements et une attitude incohérente de la communauté internationale. Cette attitude s’est notamment illustrée, ces derniers temps, de la plus mauvaise manière avec la position inopportune exprimée par le Groupe international de travail (GIT), au terme de sa réunion du 15 janvier 2006. Le communiqué sanctionnant cette réunion indique en substance que “le mandat de l’Assemblée nationale, qui a expiré le 16 décembre 2005, n’a pas à être renouvelé”, outrepassant ainsi ses prérogatives telles que définies par la résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment en son article 11.
Le Front populaire ivoirien, exacerbé :
-a été amené à prononcer son retrait du processus de paix tel que conduit par cette communauté internationale ;
-a appelé ses ministres à s’abstenir de toute activité du Gouvernement Banny ;
-a exigé le départ des différentes Forces étrangères du pays ;
-a demandé au Président de la République de mettre en place un gouvernement de libération nationale.
Cette position du FPI a eu l’adhésion massive et spontanée de tous ses militants, ainsi que la majorité de nos compatriotes, ulcérés par la duplicité de la communauté internationale visant insidieusement à atteindre à la souveraineté de notre pays en neutralisant toutes les institutions de la République.
Pendant quatre (4) jours, du lundi 16 au vendredi 20 Janvier 2006, de grandes manifestations pacifiques de protestation ont paralysé le District d’Abidjan et secoué plusieurs villes de l’intérieur du pays. Malheureusement, on a déploré des morts tombés sous les balles des forces internationales à Guiglo et à Abidjan, ainsi que de nombreux blessés à Abidjan, San Pedro, Guiglo et Daloa.
Mais, cette réaction du FPI et des patriotes ivoiriens a eu un impact politique incontestable. Une mission d’urgence a dû être effectuée par le Président Olusegun Obasanjo, Président de la République fédérale du Nigeria, Président de l’Union africaine. Au terme de la séance de travail que Son Excellence Monsieur le Président Obasanjo a eue avec son homologue ivoirien, en présence de Monsieur le Premier ministre Charles Konan Banny, des représentants de l’ONU, de la CEDEAO et de la médiation de l’Union africaine, il a déclaré, notamment, que :
-le GIT n’a pas le pouvoir ni la compétence de dissoudre l’Assemblée nationale ;
-le GIT n’a pas dissous l’Assemblée nationale au terme de sa réunion du 15 janvier 2006.
Ceci constitue incontestablement une grande victoire pour le Front populaire ivoirien et l’ensemble des patriotes ivoiriens.
Prenant en compte cette évolution encourageante de la situation le Comité central du FPI :
- Décide du retour du FPI dans le processus de paix et en conséquence du retour de ses Ministres au sein du Gouvernement de Réconciliation nationale ;
-exprime toute sa gratitude aux patriotes, aux Ivoiriens et aux Ivoiriennes pour leur grande mobilisation et les encourage à persévérer dans la lutte ;
-assure le Président Laurent Gbagbo de tout son soutien et de sa disponibilité à l’aider à ramener définitivement la paix dans notre pays.
-tient à remercier le Président Olusegun Obasanjo pour son implication prompte et courageuse dans le dénouement de la crise ivoirienne ;
-note, hélas ! et avec une profonde amertume et indignation, que la décision du Groupe international de travail (GIT) a encore endeuillé notre pays avec la mort de plusieurs jeunes manifestants à travers tout le pays ;
-condamne, avec la dernière énergie, les tirs à balles réelles du contingent de l’ONUCI
de Guiglo ayant occasionné la mort de 5 jeunes manifestants aux mains nues et fait 22 blessés dont 8 graves.
-s’incline avec déférence devant la mémoire de ces jeunes, sauvagement massacrés ; apporte sa compassion et exprime ses condoléances aux familles et amis des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ;
-demande au parti d’entreprendre toutes les actions utiles afin de traduire les auteurs de ces crimes devant les tribunaux compétents.
-condamne le silence coupable de l’ONU et des médias internationaux sur ces violations flagrantes de droits humains.
-s’élève contre les exactions sur les populations civiles commises par le contingent Togolais de l’ONUCI dans la commune de Koumassi, après la levée des barrages, qui se sont traduites par 23 blessés.
-relève, par ailleurs, que pendant les chaudes heures que vient de vivre notre pays, nos forces de défense et de sécurité (FDS) ont, encore une fois de plus, par leur professionnalisme et surtout leur attachement aux valeurs de la République, permis d’éviter bien des dégâts.
Pour le Comité central, cette victoire n’est qu’une étape sur le long chemin des futures batailles. Celles qui nous attendent sont le désarmement, la réunification du pays et l’organisation d’élections justes et transparentes. Le Comité central demande, par conséquent, aux militants du Front populaire ivoirien, à tous les patriotes, à toutes les Ivoiriennes et à tous les Ivoiriens, profondément attachés à la démocratie, à la liberté, à la défense de toutes les Institutions de la République, à tous les amis de la Côte d’Ivoire, de rester vigilants et mobilisés pour poursuivre le combat pour le désarmement et la réunification de notre pays. La lutte continue. Fait à Abidjan, le 22 janvier 2006
Le Comité central du FPI
